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Ce témoignage bouleversant et exceptionnel sera diffusé en direct du rectorat vers tous les lycées et collèges de l’académie de Montpellier. Madame Senot répondra aux questions reçues lors de son témoignage. Le grand public pourra également suivre en direct le témoignage de cette rescapée de la Shoah le jeudi 10 décembre de 10h15 à 12h sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter de la Radio Aviva 88FM

Mémoire et citoyenneté : témoignage d’Esther Senot, rescapée d’Auschwitz : un message pour l’avenir le Jeudi 10 décembre 2020 de 10h15 à 12h

Sophie Béjean, rectrice de la région académique Occitanie, rectrice de l’académie de Montpellier, chancelière des universités, en partenariat avec Radio Aviva a l’honneur de recevoir jeudi 10 décembre 2020 Madame Esther Senot, rescapée d’Auschwitz. Elle fera don de son témoignage auprès des professeurs et des élèves de collèges et lycées de l’académie de Montpellier.

« La mémoire des témoins des évènements est le plus beau matériau de l’histoire » pour Jacques Le Goff, éminent historien, car il permet de faire droit à la mémoire et d’accomplir le devoir d’histoire qui incombe à notre institution scolaire. Les jeunes générations accèdent ainsi à ce qui a été alors vécu par les « sentinelles de mémoire » comme l’est Esher Senot.

Elles sont amenées à prendre conscience de ce à quoi peut mener la haine, le racisme et l’antisémitisme. Ce témoignage est là pour les conforter dans le choix de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, pour l’affirmation des valeurs fondatrices de notre République.

Son histoire : 

Le 16 juillet 1942, Esther Senot, 14 ans, échappe par hasard à la rafle du Vel d’Hiv, lors de laquelle une partie de sa famille a été déportée. Seule à Paris, elle rejoint un frère qui est en zone libre à Pau. Quelques mois après, en novembre 1942, quand les Allemands envahissent la zone non-occupée, son frère Maurice décide de s’engager dans les armées de la France Libre. Elle se retrouve à nouveau seule et décide de rejoindre Paris. En juillet 1943, envoyée faire une course, elle est interpellée lors d’un contrôle d’identité. La Police fait le rapprochement avec sa famille déportée et l’arrête.

Internée à Drancy jusqu’au 2 septembre 1943, elle a 15 ans quand elle fait partie des mille femmes déportées par le convoi 59 qui mettra trois jours à arriver au camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau, elle est assignée au bloc numéro 27 occupé par cent six personnes. Commence alors l’horreur des travaux forcés, la cruauté et la lutte pour une survie au quotidien. Après deux ans d’internement, elle subit la marche de la mort en janvier 1945, en direction de Bergen-Belsen, puis de Mauthausen. Elle regagne la France après la Libération. Gravé sur sa chair, le matricule 58 319 est le témoignage direct de l’horreur des camps.

De ce tatouage sur son bras, aux derniers mots que lui chuchote sa sœur avant de disparaître, Esther Sénot n’oublie aucun détail. Depuis plusieurs années elle raconte son passé devant des jeunes afin de porter un message de vigilance contre la haine, le racisme et l’antisémitisme. Elle s’y consacre totalement puisqu’en 2019 elle a réalisé plus d’une quarantaine d’interventions dans des établissements scolaires dans un objectif pédagogique du devoir de mémoire.