Christine Masduraud : Baltimore au lever du jour.
Christine Masduraud débute la broderie à l’âge de sept ans pendant les vacances chez ses grand-mères, famille de tricoteuses – crocheteuses – brodeuses du Limousin. Elle s’en éloigne durant ses études supérieures de kinésithérapie et d’ostéopathie pour y revenir en 2010.
Elle propose d’emblée un travail très personnel, empreint de sa clinique de psychanalyste, qu’elle exerce à Montpellier depuis 2001.
Son univers plastique se déploie au croisement d’un savoir-faire ancestral et d’un intérêt profond pour le fonctionnement psychique. Pointer, broder, repriser, tirer les fils, comme autant d’associations possibles entre tissu et matière de la pensée. L’objet est de représenter le mystère de l’inconscient et des rêves, du plaisir et de l’amour, des effets prégnants de la langue dans notre rapport à l’autre. Les points comme des pas, les lettres comme une promenade dans la langue, dans le texte et dans la couleur. Les connexions insidieuses forment une trame, relient corps et symbolique, corps et signifiant.
Ses premières expositions DANS LA TÊTE en 2014 ou LES ENTÊTÉS en 2016 s’ancrent et s’inscrivent totalement dans cette veine là. L’exposition LE BEAU DANGER #1 en 2018, suivie par LE BEAU DANGER #2 en 2019 pour le festival international Magdalena Project a donné une orientation résolument politique à propos des violences faites aux femmes. Aujourd’hui, l’installation BALTIMORE AU LEVER DU JOUR marque une nouvelle étape : c’est une véritable installation de sculptures dans l’espace, mises en lumière par intermittence, comme l’inconscient qui émerge, dans l’instant se révèle et nous éclaire.
En 2019, elle aménage son nouvel atelier dans le centre de Montpellier.
Vous pouvez découvrir son travail sur son site internet : http://christine-masduraud.art
(Texte extrait du fascicule de l’exposition.)